Les projets de recherche du CEET

Outre les partenariats scientifiques, noués au fil des projets de recherche et sur lesquels ses équipes sont engagées, le Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET) a conclu différents partenariats institutionnels et est partie prenante de différents groupes et groupements de recherche et d’associations.

Projets de recherche nationaux

Les activités estudiantines : Travail et hors-travail des étudiants

Cette recherche est subventionnée par l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) dans le cadre d'une convention de partenariat avec le Centre d'études de l'emploi et du travail (CEET).
Ce projet de recherche étudie l'articulation des activités étudiantes, en analysant l'ensemble des activités qu'ils pratiquent "à côté" de leurs études, que ce soit un travail salarié ou un investissement dans une autre sphère. En combinant un volet quantitatif et un volet qualitatif, il analyse les structures et les activités dans lesquelles s'engagent les étudiants en dehors de leurs études telles que le travail salarié, mais aussi le bénévolat dans des associations, le militantisme dans des organisations étudiantes ou syndicales, l'implication dans des associations, le militantisme dans des organisations étudiantes ou syndicales, l'implication dans des structures sportives, religieuses, culturelles, etc.
Ce projet interroge ainsi les ressorts mais aussi les contenus de ces activités et leur impact sur le travail et le rapport à l'emploi des étudiants.

Mots clés : étudiant, travail, hors-travail, association, action collective.

Présentation de la recherche

Alors que les jeunes s'investissent, de manière bénévole ou rémunérée, auprès d'associations, de mouvements politiques et syndicaux ou encore d'organisations étudiantes, comment concilient-ils leurs différentes activités et que leur apporte et permet chacune d'entre-elles ? C’est ce que ce projet de recherche se propose d’interroger. Il vise à comprendre l’articulation des activités étudiantes, en analysant l’ensemble des activités qu’ils pratiquent « à côté » de leurs études (Weber, 1989), que ce soit un travail salarié ou un investissement dans une autre sphère.Si le travail salarié des étudiants a été largement investigué (voir par exemple Froment, 2012 ; Pinto, 2014), on en sait moins sur son articulation avec les autres activités collectives qu’ils conduisent à côté de leurs études. En effet, les travaux qui analysent la combinaison d’autres formes d’activités telles que le militantisme, le syndicalisme, l’engagement religieux, sportif et artistique sur la conception et le rapport au travail des étudiants sont peu nombreux. Pour combler cet angle mort, cette enquête s’intéresse aux activités des étudiants en dehors de la sphère scolaire. Elle entend analyser les structures et les activités dans lesquelles s'engagent les étudiants en dehors de leurs études : le travail salarié, mais aussi le bénévolat dans des associations, le militantisme dans des organisations étudiantes ou syndicales, l'implication dans des structures sportives, religieuses, culturelles, etc. Elle interroge ainsi les ressorts mais aussi les contenus de ces engagements. Il s’agit alors d’inverser la perspective « classiquement » adoptée en analysant le travail et le rapport au travail des étudiants au regard des différentes formes d’engagement. Dans quelle mesure l’engagement religieux, associatif ou encore sportif construisent-ils des rapports spécifiques au travail et à l’emploi des étudiants. Pour répondre cette question, notre projet de recherche s'articule en deux volets.

Cette enquête repose tout d’abord sur la passation d’un questionnaire en ligne auprès d’étudiants de trois types d’institutions d’enseignement supérieur (deux universités, un grand établissement et un réseau d’écoles d’universitaires) situés à Paris et en régions. Elle nous permet d’interroger les étudiants sur trois volets de leurs activités : leurs études, leur activité salariée et leurs activités « extrascolaires ». Un quatrième volet nous permet de saisir les propriétés sociales de ces étudiants. Diffusée entre février et avril 2018, cette enquête a recueilli 2 400  réponses. Le traitement statistique a consisté à faire émerger non seulement des éléments descriptifs sur les activités des étudiants mais aussi des profils « types » d’étudiants engagés. En partant de ces profils « types », nous conduisons des entretiens semi-directifs de manière à saisir plus finement les processus d’engagements révélés par le traitement des données quantitatives (n=40). Les entretiens cherchent à saisir la manière dont les étudiants se représentent le travail et les activités qu’ils mènent en dehors du travail. Nous revenons sur leurs pratiques et sur les conditions dans lesquelles ils exercent ces activités. Enfin, ces entretiens nous permettent de caractériser ces jeunes de manière fine et détaillée en reconstituant leur histoire familiale, leur parcours scolaire et leur entrée dans un mouvement religieux, associatif ou humanitaire par exemple.

Julie Couronné, chercheuse contractuelle au Cnam, Lise, CEET
Camille Dupuy, maîtresse de conférences à l'Université de Rouen Normandie, DySoLab, CEET
François Sarfati, professeur à l'Université d'Evry-Paris Saclay, Centre Pierre Naville, CEET
Jules Simha, maître de conférences à l'Université Paris Descartes, Cerlis, CEET.

Projets de recherche européens

Le CEET (axe « Changements organisationnels, travail et emploi ») est impliqué, au niveau européen, dans la conduite du projet InGRID, Inclusive Growth Research Infrastructure Diffusion/Diffusion d’une infrastructure de recherche sur la croissance inclusive. Financé au titre de l’appel "Capacités" du 7e PCRD, ce projet s'inscrit dans la stratégie Europe 2020 de la Commission européenne qui définit trois priorités se renforçant mutuellement :

  • une croissance intelligente : développer une économie fondée sur la connaissance et l’innovation ;
  • une croissance durable : promouvoir une économie plus efficace dans l’utilisation des ressources, plus verte et plus compétitive ;
  • une croissance inclusive : encourager une économie à fort taux d’emploi favorisant la cohésion sociale et territoriale.

C’est dans ce troisième alinéa que s’inscrit l’ambition du projet. Il implique 17 instituts de recherche européens sur une période allant de février 2013 à janvier 2017. Les objectifs généraux d'InGRID sont d’intégrer et de faire évoluer les infrastructures de recherche en sciences sociales existant en Europe sur les thèmes « pauvreté et conditions de vie » et « conditions de travail et vulnérabilité », à travers trois activités principales :

puce de liste manuelle (fleche)l’organisation d'un accès transnational (TNA) aux infrastructures de données statistiques disponibles nationalement (accueil ponctuel de chercheurs étrangers afin de leur faire connaître les grandes enquêtes nationales sur les conditions et l’organisation du travail, la santé et la sécurité au travail) ;

puce de liste manuelle (fleche)l'organisation d’activités d’échanges mutuels de savoirs (écoles d’été et ateliers d’experts, qui seront organisés par l'axe pour le CEET) ;

puce de liste manuelle (fleche)l'organisation d'activités de recherche conjointes pour améliorer les méthodes et les outils de recherche comparative.

L’impact attendu de cette infrastructure de recherche est d’obtenir une meilleure mesure de la vulnérabilité des groupes sociaux et une meilleure compréhension des mécanismes qui en sont à l’origine. En outre, cette stratégie de recherche permettra à la communauté scientifique européenne d’avoir de nouvelles et meilleures opportunités de jouer un rôle clé dans le développement de politiques européennes de croissance inclusive davantage fondées sur des preuves empiriques. À cet égard, une attention particulière est accordée aux enjeux suivants dans les différentes activités du projet :

  • une meilleure mesure des politiques publiques des États ;
  • une gestion de la qualité statistique de haut niveau ;
  • des activités de diffusion et de sensibilisation.

Le projet InGRID s'est achevé en janvier 2017. À compter de mai 2017 et jusqu'en avril 2021, InGRID 2 prend le relais dans le cadre du programme de recherche européen Horizon 2020 (H2020) pour poursuivre les objectifs précédemment fixés à InGRID. 

InGRID 2 est lié à l'un des trois piliers de H2020, le pilier "excellence scientifique". Il est porté du côté français par le Cnam/CEET à travers l'axe de recherche « Changements organisationnels, travail et emploi » dirigé par Nathalie Greenan. Tous les travaux réalisés dans ce cadre, tant sur le plan de la recherche que sur celui de la logistique et de l'organisation, reposent sur une équipe : Sylvie Hamon-Cholet, Majda Seghir et Colette Leverne.

Pour en savoir plus sur le projet InGRID :

En savoir plusconsulter l'actualité sur le site de la recherche au Cnam

En savoir plusconsulter le site dédié au projet InGRID

Les newsletters InGRID :

En savoir plusconsulter la newsflash InGRID 2 de novembre 2018

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En savoir plusconsulter la newsflash InGRID 2 de juin 2018

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En savoir plusconsulter la newsflash InGRID 2 de septembre 2017

En savoir plusconsulter la newsflash InGRID 2 de juin 2017

Recherches menées au niveau européen et international

Au cours des dernières années, les chercheur.euse.s du CEET se sont engagé.e.s dans des recherches européennes, qu’il s’agisse de projets menés dans le cadre des Programmes cadres recherche et développement (PCRD) ou dans le cadre de réponse à des appels à projets lancés par la Commission européenne ou encore des travaux réalisés par le biais de financements FSE ou directement par le CEET.

puce de liste manuelle (fleche) Projet Meadow : Measuring the dynamics of organisations and work

Cette recherche, projet d’action coordonnée du 6ème PCRD, a été coordonnée par Nathalie Greenan du CEET, et Edouard Lorenz du Gredeg. Débutée en mars 2007, elle s'est achevée en 2010 autour d’une Conférence finale, où a notamment été présenté un ouvrage de synthèse (The Meadow Guidelines) , autour de recommandations pour une enquête européenne harmonisée sur les changements des organisations et du travail et leurs impacts économiques et sociaux. Durant trois ans, ce projet a regroupé 14 partenaires européens de 9 pays : Allemagne, Pays-Bas, Italie, Royaume-Uni, Danemark, Suède, Hongrie, Belgique et France. Le projet partait du constat de l’absence de statistiques harmonisées sur l’organisation et les changements organisationnels qui pourraient contribuer directement à la qualité de la décision politique en Europe.

puce de liste manuelle (fleche)Projet franco-britannique NIESR-CEE. 

Il est conduit par John Forth et Alex Bryson au National Institute of Economic and Social Research (NIESR). Il est coordonné en collaboration avec des chercheur.euse.s issu.e.s de différentes institutions françaises, sous la responsabilité du Centre d'études de l'emploi (CEE). L'équipe française est dirigée par Thomas Amossé (CEE) et comprend Héloïse Petit (université de Lille, CEE), Christine Erhel (université de Paris 1, CEE), Philippe Askenazy (PSE), Antoine Rebérioux (université Paris 7) et Zinaida Salibekyan (CEE). Il est financé par la fondation Leverhulme au titre du projet de recherche RPG-2013-399. Il a commencé en avril 2014 et s’achève en juin 2016 avec la parution d’un ouvrage rendant compte des résultats obtenus : Amossé Th., Bryson A., Forth J. et Petit H. (dir.),  Comparative Workplace Employment Relations: An Analysis of Britain and France, Basingstoke : Palgrave Macmillan, 2016.

puce de liste manuelle (fleche)Consulter les anciens programmes de recherche auxquels ont participé les chercheur.euses.s du CEET