Marion Demonteil (Lise/CEET)

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Publications récentes

  • 2022. Avec A. Jacquemart, M. Charpenel, R. Hatzipetrou-Andronikou, C. Marry. Le genre des carrières. Inégalités dans l’administration culturelle, coll. « Question de culture », Paris, Presses de Sciences Po-Éditions du DEPS.
  • 2022. « Faire sens d’un déplacement. Construction d’un rôle de sortant chez les inspecteurs de la culture », Sociétés contemporaines, (124), p. 67-94.
  • 2022. Les inspecteurs au rapport. Recomposition de l’identité des contrôleurs autour d’un instrument d’action publique (1959-2017), Politix (numéro thématique : Instruments des réformes managériales et mobilisations professionnelles, coordonné par Jérôme Aust et Clémentine Gozlan), 135(34), p. 47-72.
  • 2022. « Une part de rêve à 12 000 € : hétéronomisation de l’évaluation artistique en commission nationale », Biens symboliques, à paraître (décembre).
  • 2021. « “On n’est évidemment pas forcé de tout dire” : L’ignorance stratégique au cœur des rapports d’inspection », Revue d’anthropologie des connaissances (Numéro thématique Ignorance(s), coordonné par Laura Barbier, Soraya Boudia, Maël Goumri et Justyna, Moizard-Lanvin), 15(4), [en ligne : https://journals.openedition.org/rac/23913]

 

Marion Demonteil est chercheuse post-doctorante au CEET, membre associée du Lise.

Ses recherches visent à analyser les politiques culturelles et touristiques à partir de celles et ceux qui les mettent en œuvre. La principale ligne directrice de ses travaux consiste à penser les agents et agentes de l’État au travail, en interrogeant leurs pratiques en lien avec leurs socialisations.

Dans son travail de thèse, elle a ainsi d’abord retracé les enjeux de la création d’une fonction d’inspection de la culture. Grâce à une méthodologie mixte, la thèse restitue les luttes entre groupes sociaux qui ont accompagné la définition des fonctions de contrôle, tout en donnant à voir l’évolution des pratiques des inspecteurs et inspectrices.

Les recherches menées ensuite ont permis d’approfondir trois dimensions du travail bureaucratique. La première est celle des trajectoires professionnelles, avec les enjeux de promotion et de maintien dans la carrière. La deuxième concerne les transformations de l’emploi public, et les effets différenciés des logiques d’individualisation des carrières. La troisième dimension interroge plus spécifiquement ce que le travail administratif fait aux professions artistiques, notamment à travers la question de l’hétéronomisation et de la promotion de nouveaux critères de la professionnalité dans ce secteur.

Au CEET, elle consacre plus précisément une recherche à la question du maintien dans la carrière des guides-conférenciers et guides-conférencières. Si la crise sanitaire a eu pour conséquence l’effondrement économique du secteur du tourisme, elle a également révélé la fragilité des conditions d’emploi et la perte d’attractivité des métiers de la restauration, de l’hôtellerie, du voyage et de l’animation. Valables pour l’ensemble du secteur, ces constats sont tout particulièrement vérifiés chez les guides conférenciers et guides conférencières. Caractérisées par des contrats courts, la surreprésentation du statut d’indépendant et le recours à de multiples employeurs, voire par une diversification de l’activité, ces professions supposent en outre des conditions de travail difficiles (rythme décalé et effort physique en particulier). Emblématiques du tourisme, ces activités forment un observatoire des modalités de maintien dans la carrière en contexte d’allongement de la vie professionnelle, de précarisation des conditions d’emploi et de brouillage des frontières de l’activité.

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